Le feu prométhéen est un saut quantique. Un torrent de lave coulant du ciel.


Un feu prométhéen, quand une poignée d’illuminés réunissent, par un rituel, les conditions ésotériques et exotériques pour arracher aux dieux un “supplément”, sur le plan spirituel, intellectuel, ou technique.


Cette fois, spectateur d’une objectivité froide face à l’accouchement de femme, ou plutôt la naissance d’une fille - ma fille dans le rêve même si je ne semblais pas au courant que ma femme était enceinte. Mais ce n’était pas une surprise. J’ai même vu le portrait de Clémence - ma fille dans le rêve - avant de la voir bébé. Impossible d’approcher le bébé qui dormait dans une chambre bleue sombre encombrée de meubles d'un autre temps.


Mon seul souvenir : quelqu’un (indéfinissable) placé à ma gauche crache sur le sol de l’Arcane sans nom avec pour effet de le rendre fertile. C’est interdit me suis-je dis et le squelette se mis en action, fauchant la repousse avec énergie. Une moisson continue dans laquelle le mouvement circulaire de la faux m'apparut très clairement la rune Wolfsangel.


L’homme sort un objet de sa veste. De quoi pourrait-il s’agir d’autre qu’un calepin ? - J’ai beau retourner le problème dans tous les sens… je suis dans une impasse cher ami.


Un éclair d’autant plus assourdissant que la fenêtre de ma chambre était ouverte - l’écran du réveil affiche 3h19. Un violent orange s’en suivi, souvenir de réveil récurrent, dont un à 4h04 - sommeil non trouvé.


La première nuit un schéma m’apparut : une double colonne verticale ou vertébrale. C’était vivant. Une femme : voyante / ou sorcière / ou magicienne / ou papesse, me confiait quelques secrets, se tenait à l'écart, me laissant face à l’arbre de cartes. Elle me parlait d’une voix douce et sensuelle ; le rêve fut brutalement stoppé. Par la foudre.


By the turnstile beckons a damsel fair / The face of Melinda neath blackened hair / No joy would flicker in her eyes / Brooding sadness came to a rise


"Seul le sang saurait laver définitivement ce qu’il reste du monde ; pour l’instant, je me régale d’un autodafé. Cautériser les plaies d’une hémorragie en cours, s’arrêter au milieu des flammes, la route barrée par un livre, en tirer une page en feu, au hasard et recevoir son message comme la prophétie d’un oracle. Personne n’en échappera."


"Quel est le livre que je n’emporterai pas sur mon île déserte ? Cette encyclopédie ? Ce dictionnaire ? me rappelle de vagues souvenirs. Des mots défilent. Des lettres défilent. Des images... n’affichent aucune définition à cette nouvelle configuration de la réalité. Aucun manuel n’est disponible quand il s’agit d’évoluer dans l’inconnu. L’univers reste en écriture."


"Au troisième appel je comprends que nous avons été abandonné et que nous ne bougeons pas, fidèles à l’enseignement de nos parents : rester au même endroit quand vous êtes perdu devient une règle de survie que l’on applique à toutes les situations de la vie."

les fous de l'internet


"Thérèse sort de la salle de bain, dévisage les deux types avec qui je digresse sur l’enfer et la rédemption. Leurs expliquant que ce qui nous dégage de la case enfer ce n'est ni nos actes, nos paroles, nos mensonges ou nos vérités, ce que vous avez dit ou n’avez pas dit. Ce n'est pas ce que vous avez fait ou pas fait pendant votre vie terrestre qui va ouvrir la porte des chiottes de l'enfer, alors là sûrement pas. Aucun dieu, aucun saint ne prendra le temps de faire le tri, il brûlera tout ce petit monde juste pour le fun ou ne s’en prendra qu’à un seul homme, quelque soit son degré de spiritualité, sa foi ou son niveau de morale républicaine. Il prendra pour tout le monde, il offrira aux dieux ce qu’il avait de plus cher ! C’est le sacrifice ! Les dettes s’effacent avec du sang, qu’importe la provenance. Thérèse prépare le café et observe mes deux amis d’un oeil amusé."


FREE CAT


Quelqu'un se chargera toujours de vous accidenter. Et vous vous rendrez compte que vous avez toujours attendu cela, patiemment, en secret, comme si un accident vous offrait le pouvoir de donner une nouvelle signification à vos existences.


Je m’en souviens comme si c’était hier. Il faisait gris et un peu frais. J’allais vers cet arrêt de bus. Cet homme est arrivé vers moi. Il m’a dit « tu veux faire l’amour ? ». Plongé dans mes pensées, je ne l’avais pas entendu. Il a alors sorti un couteau et m’a traité de « petite salope indécente…


Vous n'étiez pas nombreux au rendez-vous pour ce premier meeting de campagne, c'est normal c'était aussi le soir de Noël. Il était sûrement trop tentant de tester votre nouvel écran plat ou votre téléphone portable tout neuf entre le foie gras et la dinde ; tandis que vos enfants jouaient aux jeux vidéos toute la soirée et refusaient de goûter des huîtres sous prétexte, je cite : qu’ils ne mangeaient pas leurs crottes de nez alors ils n’allaient pas manger celle des autres. Vous avez loupé un grand moment de politique participative. Voici le résumé de la soirée pour les millions d’âmes égarées de ce pays.


Vous avez contacté les autorités compétentes et je vous dois un grand merci pour mes statistiques de visites. (Permettez-moi d'ajouter ici les mots clés "pédophilie nazi", "kidnapping", "viol" et "tueur" qui devraient aussi me rapporter leur pesant de visiteurs mal intentionnés.) Vous me dites que je suis du côté des fous de l'internet. Ce n'est pas faux, mais permettez moi de vous dire qu'alors vous devez vous situer de l'autre côté de la barrière, avec ceux qui se croient aptes à juger de la santé mentale de leur concitoyens et leurs conseillent de prendre leurs petites pilules ou proposent des les enfermer dans des hôpitaux psychiatriques dignes de la grande époque soviétique. Continuez à priez pour ma rédemption et pour la catastrophe, vous ne serez jamais assez nombreux.